Illustré
Voici une photo de la
reproduction de la première maison de bouteilles construite
en 1980 et rebâtie en 1995 à la suite de dommages
importants.
Malheureusement, les hivers à
l'Île-du-Prince-Édouard sont assez rudes. Puisque les maisons
originales n'avaient que des poutres de chemin de fer comme
fondation, la gelée a réussi à briser le
mortier et à gravement endommager les
structures au cours des années.
Les maçons qui ont été embauchés pour
la reconstruction ont utilisé les mêmes bouteilles que celles
utilisées par Édouard Arsenault et ils ont respecté autant que
possible le modèle original. En tout, on peut y compter environ
12 000 bouteilles.
Lors de la construction
originale, Monsieur Arsenault cimentait de trois à quatre cents
bouteilles par rangée, et sur une période d'environ six mois,
il utilisa quelques 85 sacs de mortier.
Les rocailles et les jardins de
fleurs qui entourent les maisons de bouteilles ont été commencés
par Édouard au début de sa retraite en 1974.

C'est en 1982 qu'Édouard utilisa
environ 8 000 autres bouteilles pour construire un deuxième
bâtiment qui servait à loger des souvenirs et des objets
d'artisanat au début.
Les intempéries de l'hiver n'ont
pas épargné ce bâtiment non plus. Il a dû être démoli
et reconstruit, avec les bouteilles originales, en 1993. Le
toit et le cylindre central sont toutefois demeurés intacts.
Édouard adorait jardiner. Il
avait planté des arbres sur la propriété et se plaisait à
faire pousser toutes sortes de fleurs vivaces et annuelles,
travail que sa fille, propriétaire actuelle, assure
maintenant d'année en année. La proximité du terrain de la mer
rend l'endroit très propice à la photographie ainsi qu'à la
relaxation.

Édouard Arsenault commença la
construction d'un troisième bâtiment, une petite chapelle, en
1983; il utilisa environ 10 000 bouteilles. Au moment de sa mort
subite en mai 1984, à l'âge de 70 ans, il lui restait encore en
peu de travail à faire sur l'un des bancs à l'intérieur et sur les
deux clochers à l'extérieur.
Au coucher du soleil, une
symphonie de lumière et de couleurs s'infiltre à l'arrière du
petit autel, faisant en sorte que le visiteur qui s'y trouve ne
peut rester indifférent à l'esprit qui règne dans cette
dernière oeuvre d'Édouard.