Le fricot à la poule ou au poulet
La râpure
Le pâté à la viande
Le fricot au poulet - que l'on appelle aussi bouillon au poulet - est de loin le plus populaire en Acadie. Autrefois, on le faisait surtout à la poule. Le fricot était d'ailleurs un mets de grandes occasions. Lorsque des visiteurs arrivaient ou qu'il y avait une fête regroupant beaucoup de monde, comme les frolics, les corvées ou les veillées, on tuait toujours une poule pour faire un fricot. Aujourd'hui encore, presque toutes les familles acadiennes font le fricot à la poule ou au poulet.

Le Fricot au lapin des bois
(Photographie de Marielle Boudreau et Melvin Gallant)
Variante : Très souvent on ajoute des pâtes au fricot. Dans ce cas on omet la farine et on dépose les pâtes sur le fricot 7 minutes avant la fin de la cuisson. Il est important de ne pas découvrir le chaudron durant la cuisson des pâtes.
(BOUDREAU, Marielle et Melvin GALLANT, « Fricot à la poule », La cuisine traditionnelle en Acadie, Moncton, Nouveau-Brunswick : Éditions d'Acadie, 1975, p. 38.)
Ce mets
est pour les Acadiens de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard ce qu'est la poutine râpée pour les Acadiens du sud-est du
Nouveau-Brunswick. C'est un mets de fête ou de rassemblement et que l'on retrouve
toujours sur la table lorsque l'on reçoit des visiteurs. On le fait aussi dans certaines
régions du Nouveau-Brunswick où on l'appelle pâté
à la râpure, ou encore chiard.
Si les éléments de base sont presque partout les mêmes, l'aspect général de la râpure varie considérablement selon les régions et même selon les familles. Ici on la fait au porc, là au poulet, ailleurs aux fruits de mer. Parfois, on n'utilise que des patates râpées, d'autres fois des patates en purée ou encore, du vieux pain.
Variante : On peut remplacer le porc par du poulet ou mettre les deux.
(BOUDREAU, Marielle et Melvin GALLANT, « Râpure », La cuisine traditionnelle en Acadie, Moncton, Nouveau-Brunswick : Éditions d'Acadie, 1975, p. 118.)
Le pâté est une tarte à la viande que l'on retrouve partout en Acadie. C'est un mets essentiellement réservé au temps des fêtes, même si on le mange pour d'autres occasions. Il serait cependant impossible de faire un réveillon de Noël sans pâtés à la viande.
On les prépare avec de la viande de porc à laquelle on mélange le plus souvent du poulet ou du lièvre, et parfois du boeuf. Malgré son universalité, il se fait différemment selon les régions; il varie aussi bien dans son contenu que dans la façon de préparer la croûte. Nous avons remarqué une différence très nette entre le pâté du nord du Nouveau-Brunswick, d'une part, et celui de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard, d'autre part.
Mais partout, le pâté se mange sans accompagnement, soit le matin pour le déjeuner, le soir pour le souper ou dans la veillée. Dans la région de Petit-Rocher et de Campbellton, on préfère les Petits cochons. La préparation est la même, sauf que l'on place la viande sur une rondelle de pâte, d'environ 6 pouces () que l'on referme ensuite en demi-lune.
Les pâtés peuvent se conserver plusieurs jours au frais. On les réchauffe au four avant de les manger.
(BOUDREAU, Marielle et Melvin GALLANT, « Pâté », La cuisine traditionnelle en Acadie, Moncton, Nouveau-Brunswick : Éditions d'Acadie, 1975, p. 99.)
Autrefois, on faisait le pâté avec une sorte de viande seulement, et le plus souvent avec du porc. De nos jours, on préfère y mélanger une ou deux autres viandes, ce qui rend le pâté moins gras et lui donne un autre goût.
Pour 3 ou 4 pâtés :
(BOUDREAU, Marielle et Melvin GALLANT, « Pâté à la viande », La cuisine traditionnelle en Acadie, Moncton, Nouveau-Brunswick : Éditions d'Acadie, 1975, p. 100.)
La croûte pour 3 ou 4 pâtés :
(BOUDREAU, Marielle et Melvin GALLANT, « Croûtes à pâté » La cuisine
traditionnelle en Acadie, Moncton, Nouveau-Brunswick : Éditions d'Acadie, 1975, p.
103.)
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