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Quelques jeux des veillées d'autrefois
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Cache ma bague, cache-la comme i' faut.

Tous les participants sont assis dans un cercle.  Ils ont tous les mains ouvertes, comme pour accueillir quelque chose.  Une personne, debout au milieu, a une bague ou un autre petit objet dans ses mains.  Elle passe devant chaque personne, les mains fermées comme en prière, et insère ses mains dans celles de la personne devant elle, comme si elle allait lui donner l'objet.  Le receveur doit se fermer tout de suite ses mains, faisant comme s'il avait reçu l'objet.  La personne ayant la bague refait le même geste à chaque participant, en disant : «Cache ma bague, cache-la comme i' faut».  À un moment donné, elle échappe la bague dans la main d'un des participants.

Lorsque celle qui avait la bague revient au premier participant dans le cercle, elle lui dit, les mains fermées : «Coupe mon vieux !».  L'autre répond : «Coupe ma vieille !».  Elle demande : «Qui est-ce qui l'a ?»  Le participant répond : «La main des voleurs».  La personne debout ouvre alors ses mains pour montrer qu'elle n'est pas le voleur.  Elle redemande : «Qui est-ce qui l'a ?»  Le premier participant nomme quelqu'un.  S'il devine, il reçoit la bague et le jeu recommence.  Sinon, la personne choisie lui accorde une punition pour l'avoir accusé.  La personne qui menait le jeu doit assurer que la punition est donnée.  Celui ou celle qui a été accusée doit alors désigner une autre personne et reçoit une punition à son tour si elle se trompe.  Le jeu continue jusqu'à ce que l'on retrouve la personne qui tient la bague.

Les punitions généralement accordées : Compter jusqu'à 10, donner un baiser à un garçon ou une fille, s'asseoir sur les genoux de quelqu'un, chanter une chanson, etc.

L'Âne

Pour jouer à l'Âne, on dessine sur un grand carton un âne sans queue.  On découpe ensuite des queues d'âne pour chaque joueur.  Après avoir plaçé le carton sur le mur, les yeux d'un joueur sont bandés et celui-ci doit épingler la queue de l'âne au bon endroit, ou aussi prêt que possible.  Chaque joueur prend son tour et le gagnant est celui qui a réussi à placer la queue le plus prêt possible de sa place réelle.

La chaise honteuse

On choisit d'abord un confesseur et un participant qui doit occuper la chaise honteuse le premier.  Celui assis sur la chaise est placé face aux autres participants dans la salle.  Le confesseur va ensuite recueillir, de tous ces autres participants, des présumés défauts de la personne assise sur la chaise honteuse.  Une fois le tour terminé, le confesseur s'approche de l'accusé et lui répète tous les défauts prononcés par les autres.  L'accusé choisit ensuite l'accusateur qu'il croit avoir été le plus méchant pour prendre son tour sur la chaise honteuse.  L'accusé devient ensuite confesseur et le premier confesseur retourne s'asseoir avec les autres joueurs.  Le jeu se termine lorsque tous les joueurs ont eu leur tour sur la chaise honteuse.  Une variation de ce jeu est de placer l'accusé dans une autre pièce pendant que l'on énumère ses défauts. 

Parmi les défauts que l'on peut retrouver :  avoir le cou croche, les jambes molles, le nez rouge...

À cause?  Comment ça se fait?

(Autrement dit : Pourquoi… ?  Parce que… ?)

Il y a deux équipes avec chacune un chef.  Un des chefs dit des «Comment ça se fait ?» à ses membres, c'est-à-dire qu'il leur donne des questions à poser, pendant que l'autre chef donne des réponses ou des «À cause» aux membres de la deuxième équipe.  Ça donne des conversations très bizarres et assez drôles.

Ex. : Comment ça se fait que tu portes un chandail noir ?
À cause mon frère s'appelle Pierre.

Mine de plomb

Un vendeur vient vendre des mines de plomb et dit : «J'ai venu vendre des mines de plomb.  Veux-tu en acheter ?»  Chaque joueur en achète et demande «Combien de livres ?»  Le vendeur répond : «Quand j'viendrai chercher mon argent, tu diras ni oui, ni non.»

Après qu'il a passé chaque joueur, il revient au premier et dit : «J'ai venu chercher mon argent.»  La personne essaie de répondre par : «Je t'ai payé» ou quelque chose de semblable.  Le vendeur de mines essaie de les tromper par des questions qui doivent être répondues ordinairement par «i» ou «n».  Dès que la personne dit l'un ou l'autre, elle est hors-jeu.  On continue jusqu'au dernier.

Si je tue une vache, qu'est-ce que tu mets dans ta soupe?


La première personne demande cette question à une autre.  La deuxième personne doit répondre en donnant le nom d'une partie de la vache, par exemple, la queue, le foie, l'orteil, etc.  La première demande alors toutes sortes de questions différentes, mais la deuxième doit toujours répondre pareil jusqu'à ce que l'une des deux se mette à rire.  L'objectif du jeu est de provoquer l'éclat de rire, mais en permet le sourire.

Informations :
Alice Richard et DOYON-FERLAND, Madeleine.  Jeux, rythmes et divertissements traditionnels : textes colligés et présentés par Andrée Paradis.  Montmagny, Éditions Léméac, 1980, 191 p., ill.

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