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. Le symbole du coq. |
| «Ne pouvant trouver une explication logique et
satisfaisante au pays même des coureux de la Chandeleur, je me suis tourné vers le pays
des ancêtres, la France, espérant y trouver parmi les riches traditions de l'ancienne
Gaule quelques indices capables d'éclairer l'origine et le symbole de ce fameux
coq. En parcourant l'impressionnante uvre d'Arnold Van Gennep, le Manuel de
folklore français contemporain, j'ai trouvé une tradition d'autrefois qui pourrait
expliquer, à mon avis, la présence du coq dans la quête de la Chandeleur. Cette
coutume n'est nulle autre que les combats de coqs, particulièrement ceux qui se
déroulaient pendant les jours gras dans certaines régions de la France. De fait,
Van Gennep fait état de ces combats qui se produisaient dans quelques régions du Nord
pendant la période du carnaval, lesquels avaient encore lieu avant l'avènement de la
seconde guerre mondiale. Il s'agissait de compétitions réglementées entre jeunes
garçons, propriétaires des coqs, parfois de différentes paroisses. Garnis de toutes ces décorations, le jeune homme et son coq vainqueur faisaient le tour du village pour y recevoir les félicitations des gens. Le lendemain, entouré de nombreux jeunes, il repartait avec son coq pour frapper à toutes les portes de la paroisse afin d'y présenter le triomphateur. Cette tournée était l'occasion d'une quête : Deux membres du cortège portaient une corbeille dans laquelle étaient déposées les offrandes, pièces de monnaie, fruits, ufs, volailles. Ces dons servaient à faire le lendemain, Mardi-Gras, un festin où le vainqueur invitait tous les jeunes gens de la paroisse et au cours duquel on ridiculisait et honnissait les perdants. Les analogies, entre cette quête et celle pratiquée à la Chandeleur chez les Acadiens, sont particulièrement frappantes : coqs, rubans, victuailles, festins.» (ARSENAULT, Georges, Courir la Chandeleur, Moncton, Éditions d'Acadie, 1982, p. 44-46.) |
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