Besoins de formation et d’éducation

Il n'y a aucune institution d’enseignement postsecondaire francophone à l’Île-du-Prince-Édouard. Certaines régions sont dépourvues d’écoles de langue française et le taux d’assimilation est inquiétant. Le taux d’analphabétisme fonctionnel est également assez élevé.

La Société éducative de l’Île-du-Prince-Édouard a signé un protocole d’entente avec le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard en janvier 1994 où les deux parties sont convenues de collaborer à la création d’un centre de formation francophone à Wellington. Cette entente s’est concrétisée par l’établissement du Centre provincial de formation pour adultes.

Les objectifs de l’entente étaient de :

s’assurer que les francophones de l’Île-du-Prince-Édouard aient accès à des programmes de formation et d’éducation pour adultes en français offerts par le Collège de l’Acadie et par toute autre source jugée compétente; gérer un centre de formation pour adultes dans la région de Wellington qui offrirait des cours de perfectionnement professionnel, d’intérêt personnel, d’alphabétisation et de formation générale en français; et favoriser le développement communautaire en offrant des programmes d’animation et d’autres programmes de formation en français.

Le mandat de la Société éducative est donc d’envergure provinciale et comprend, en plus de la formation et de l’éducation pour adultes, le développement communautaire. Cependant, la Société éducative a, jusqu’à présent, concentré ses activités dans la région Évangéline dans les domaines de la formation et de l’enseignement des adultes à distance. D’une part, le manque d’infrastructure technologique ne lui permet pas d’atteindre les autres régions acadiennes et francophones de la province. D’autre part, le manque de ressources humaines l'empêche d’exécuter son mandat de développement communautaire d’une façon adéquate. L’initiative du Projet télécommunautaire insulaire francophone lui permettra d’étendre son champ d’activité, d’atteindre toutes les régions acadiennes et francophones de la province et de consacrer plus de ressources à la formation communautaire.