ANNEXE A

Géographie

La communauté acadienne et francophone est dispersée partout dans la province. Les cinq regroupements principaux se situent dans les régions suivantes :

Prince-Ouest
Évangéline
Summerside-Miscouche
Rustico
Charlottetown-Souris


Éducation, langue et culture

L’infrastructure et les ressources culturelles comprennent, entre autres :

deux écoles acadiennes;
deux musées;
des canaux de télévision et des stations de radiodiffusion de langue française, y compris une émission produite à Charlottetown, Bonjour Atlantique, radio-diffusée entre 6 h et 9 h; et un journal hebdomadaire, La Voix acadienne.


Sont compris parmi les activités culturelles, les nombreux festivals, les activités théâtrales et les expositions artisanales et artistiques. Il existe plusieurs chanteurs et groupes musicaux qui demeurent à l’Île-du-Prince-Édouard et qui sont reconnus à l’extérieur de la province, tels que Angèle Arsenault et le groupe Barachois.

Il n'y a aucune institution d’enseignement postsecondaire francophone à l’Île-du-Prince-Édouard qui a un programme d'internat. Toutefois, la Société éducative de l’Île-du-Prince-Édouard offre un service de formation à distance.

L’Île-du-Prince-Édouard se classe quatrième au pays dans le domaine du bilinguisme. Le nombre de personnes bilingues se chiffre à 12 950, soit plus de dix pour cent de la population totale. En outre, l’Île-du-Prince-Édouard a le plus haut niveau d’étudiants et d’étudiantes inscrit(e)s dans des classes d’immersion totale, soit 15,4 pour cent de la population étudiante.

Au recensement de 1991, 5 415 personnes ont indiqué le français comme langue maternelle. Certaines régions sont dépourvues d’écoles de langue française et, par conséquent, le taux d’assimilation est très élevé.

Le taux d’analphabétisme fonctionnel se situe à plus de 40 pour cent.

Économie

Globale

Mondialisation des marchés
Entente de libre-échange
Changements technologiques rapides; révolution dans le domaine de la télécommunication qui va transformer la façon de vivre, d’apprendre, de travailler et de jouer .
Économie du savoir et de l’information
Possibilités de développement appréciables pour les régions rurales et les petits centres urbains


Régions acadiennes (Î.-P.-É.)

L’économie est axée sur le secteur primaire (la pêche et l’agriculture) et sur le tourisme. Ces industries sont fortement caractérisées par des fluctuations saisonnières. Le taux de chômage saisonnier est donc très élevé et il y a une forte dépendance envers l’assurance-emploi. Par conséquent, le revenu annuel moyen est faible.

Le secteur manufacturier comprend surtout la transformation de produits primaires, en particulier le poisson.

Le système coopératif est relativement bien développé, surtout dans la région Évangéline.

Il y a un nombre important d’employé(e)s professionnel(le)s qui sont au service des gouvernements, surtout dans la région de Charlottetown.

Le tourisme est l’une des plus importantes industries de l’Île-du-Prince-Édouard et les visiteurs francophones en constituent un élément important. En 1995, 40 pour cent des visiteurs à Province House étaient francophones; 39 pour cent des campeurs dans les parcs nationaux provenaient du Québec; enfin, les Québécois représentaient également 60 pour cent des visiteurs et campeurs dans la région de Cavendish. Le développement du tourisme culturel dans les régions acadiennes et francophones offre donc de bonnes possibilités pour accroître l’activité économique.

Les régions de Charlottetown et de Rustico attirent déjà de nombreux visiteurs. Il existe donc, dans ces deux régions, des possibilités pour développer les produits touristiques davantage. Dans les autres régions francophones, le défi à relever est l’attraction d'un plus grand nombre de touristes. La priorité est de cibler les visiteurs francophones qui se rendent déjà à l’Île-du-Prince-Édouard. Il s’ensuivrait une meilleure distribution des touristes qui visitent la province, ce qui est conforme à la politique du gouvernement provincial qui vise une meilleur distribution des visiteurs dans l’ensemble de la province.

Au Canada, le Québec et le Nouveau-Brunswick sont les deux principaux partenaires commerciaux de l’Île-du-Prince-Édouard, après l’Ontario. Au niveau international, la France constitue le quatrième partenaire le plus important après les États-Unis, le Venezuela et le Japon.

Le nombre de francophones se chiffre à environ 8,5 millions au Canada et à plus de 100 millions partout dans le monde.
En améliorant sa capacité bilingue, l’Île-du-Prince-Édouard aurait un meilleur accès à ces marchés en leur offrant des produits et des services en français. C'est surtout vrai dans la promotion du tourisme et dans la promotion de Charlottetown comme le berceau de la Confédération.

Gouvernement

Fédéral

Le Projet télécommunauté s’accorde bien avec la politique du gouvernement fédéral en ce qui concerne l’autoroute de l’information, tel qu’articulé par Industrie Canada. Le principe fondamental de cette politique est d’assurer que tous les Canadiens et toutes les Canadiennes aient accès à l’inforoute à un prix abordable. Cette dernière « donne la chance à tous les Canadiens et à toutes les Canadiennes de participer à la tendance globale et à l’économie du savoir du vingt et unième siècle ». [Traduction libre] Ce projet permettra à la communauté francophone de l’Île-du-Prince-Édouard d'avoir accès à l’inforoute internationale.

Le Projet télécommunauté favorisera la mise en oeuvre de la politique fédérale sur les langues officielles qui veut desservir les deux communautés linguistiques dans la langue de leur choix. Le réseau que l'on propose permettra d’atteindre plus facilement et plus efficacement les régions acadiennes et francophones, leur donnant un meilleur accès aux programmes et services du gouvernement fédéral offerts en français.

Provincial

En février 1997, le gouvernement du Canada et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard ont signé un protocole d’entente intitulé Partenariat sur l’économie du savoir. Cette entente vise à encourager la collaboration entre les deux paliers de gouvernement dans le développement et l’installation de solutions technologiques essentielles pour améliorer l’efficacité dans la prestation de programmes et de services gouvernementaux. Dans le domaine des langues officielles, ce partenariat vise à promouvoir la coopération entre les deux gouvernements dans la prestation de programmes et de services dans la langue préférée du client.

Le gouvernement provincial actuel, lors de sa campagne électorale, a mis beaucoup d’accent sur le développement communautaire.

Le gouvernement provincial a adopté une politique visant à fournir ses services gouvernementaux en français.
Avec cette politique, la province veut tirer parti de ses ressources bilingues pour le développement économique et touristique. Le Projet télécommunauté insulaire francophone offre un moyen efficace d’accomplir cet objectif.